vendredi 6 février 2026

LES ESSARDS

DIMANCHE 15 MARS 2026

- LES ESSARDS -

(Premier tour des élections municipales) 

La commune des Essards était vraisemblablement couverte par la forêt du Baconnais jusqu'au XIe siècle. Cette forêt a été défrichée (*essartée) et une paroisse du nom d'Essartis, mentionnée dès l'année 1121, fut fondée.

*Essarter : broussailler (un terrain boisé) par arrachage ou brûlage.

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À voir : 

L'église et sa cloche, un puits, une borne à eau (ancienne gare), une croix de pierre, etc...

LES RENDEZ-VOUS :

1) À 8h30 sous le marronnier sur la place de Pont l'Abbé, devant la mairie.

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2) Aux environ de 9h00 devant l'église des Essards.

DE SAINT-MARTIN-DU-GUA À SOUHE PAR LE CHEMIN DES SALOCHES...

DIMANCHE 5 AVRIL 2026

(Jour de Pâques)

"Randonnée de Saint-Martin à Souhe traversant le marais par le chemin des saloches"

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Saint Martin du Gua, ce village fut également une ancienne paroisse, rattachée au Gua au moment de la Révolution. Tout comme Dercie, ce village comportait jadis un logis noble et une église. Vendue comme bien national à la Révolution, celle-ci n'existe plus aujourd'hui. Le village, aux portes des marais, est parcouru de ruelles bordées de maisons traditionnelles. L'une d'elles est célèbre pour avoir été la maison natale du contre-amiral Renaudin.

Dans les marais avoisinants, il est possible de voir de curieuses constructions au toit conique : on les appelle des salochesgabirottes ou tourettes. Leur superficie au sol dépasse rarement les deux mètres carrés, leur taille n'est jamais supérieure à 1,60 m. L'affectation de ces édifices est encore méconnue : si certains y voient des abris destinés au gabelous - les douaniers chargés de prélever l'impôt sur le sel, la gabelle - d'autres y voient une forme de poulaillers spécifique à cette région de Saintonge.

Un moulin à vent récemment restauré se dresse également dans ce village.

Le village de Saint-Martin est aussi connu pour l'ancien commerce (épicerie) qui était dans la maison la plus haute du village, un commerce familial qui appartenait à la famille Pain, qui a fermé ses portes dans les années 1980.

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Dans ses marais, vous pourrez découvrir par endroit, des petits abris en pierre qu'on appelle des saloches, des tourettes ou des gabirottes. Construites en moellons, de forme conique et de petites tailles. Elles se trouvaient le plus souvent sur les bosses de marais salants. Datant de la fin du 16e siècle, ces petits abris servaient probablement aux gabelous, ces douaniers qui surveillaient le chargement du sel.

Certaines d'entre-elles ont probablement était réemployées par la suite en poulailler.


Souhe est situé sur une ancienne île au cœur des marais de la Seudre, ce village fut longtemps le siège d'une communauté protestante très active. Enclave réformée au milieu de terres reconquises par les catholiques dès le XVIIe siècle, il doit son nom au peu de considération qu'avaient pour eux les catholiques d'alors. Ceux-ci voyaient dans les habitants du village des « porcs » que les éleveurs devaient mettre à l'abri dans une « soue » (porcherie). D'où le nom adopté par les habitants : Soue, puis Souhe.
Le village conserve plusieurs demeures traditionnelles saintongeaises, dont une ancienne école confessionnelle datant du milieu du XVIIe siècle, surmontant une ancienne maison d'oraison utilisée à l'époque des persécutions. Son existence est attestée par une lettre du « pasteur du désert », Louis Gibert, datée de 1756.

Subsiste également un vaste bâtiment daté de 1860 et qui fut la première école communale du Gua. Aujourd'hui transformée en maison d'habitation, elle conserve un préau couvert d'une charpente en bois et muni d'un banc en pierre. La cloche qui servait autrefois à annoncer le début des cours est toujours en place.

À proximité se trouve l'ancien temple, dont la construction débuta en 1830. Il demeura en activité jusque dans les années 1950, puis, délaissé par les fidèles, il tomba peu à peu en ruine.

Le Journal d'un instituteur alsacien de Philippe Husser (Hachette, 1989) nous donne des renseignements intéressants sur la vie à Souhe au début des années 1920. Venu voir à l'été 1923 les parents de ses deux gendres charentais, il observe et note les différences avec l'Alsace. « Les marais, écrit-il, constituent une véritable curiosité... », « Ici le vin est à discrétion », « Les habitants du petit pays ne sont pas des partisans de l'heure nouvelle », « La population comprend le français mais parle un patois incompréhensible aux gens comme nous », « Leur cuisine aussi est différente de la nôtre. Ils ne connaissent pas les mets à base de farine, telles les pâtes ». Protestant au milieu de protestants il se sent chez lui : « Il s'agit de paysans semblables à ceux de chez nous. Quelques-uns ressemblent même à des types de chez nous. » Et la conclusion est nette : « Nous avons trouvé des gens raisonnables, sérieux et laborieux. »

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LES RENDEZ-VOUS :

1) À 8h30 sous le marronnier sur la place de Pont l'Abbé d'Arnoult, devant la mairie.

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2) Vers 9h00 dans une saloche...

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SAINT-ROMAIN-DE-BENET VIA LA TOUR DE PIRELONGE...

 DIMANCHE 15 FÉVRIER 2026

Randonnée d'environ 10/11 km dans les bois et les vignes...

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Beaucoup de choses à voir et à photographier.

La tour de Pirelonge : Tour gallo-romaine maçonnée, aussi appelée "pile", située à l'est de Saujon, sur le territoire de la commune de Saint-Romain-de-Benet. Elle appartient au groupe des piles funéraires gallo-romaines du sud-ouest de la France, dont quelques exemples subsistent dans le Gers (ah ! ah ! le Gers)...

Ce monument construit sous L'Empire romain en bordure de la voie antique reliant Mediolanum Santonum (Saintes) à Burdigala (Bordeaux), est un cénotaphe se présentant sous la forme d'une colonne pleine, haute de 24 m, de section carrée, couronnée par un cône.

La voie Saintes/Bordeaux via Blaye est mentionnée sur la table de Peutinger et l'itinéraire d'Antonin.

« Pirelonge » évoque une « pierre longue » ou « pierre haute », dénomination souvent appliquée aux piles funéraires.

Relativement bien préservée, elle est protégée comme monument historique par la première liste publiée en 1840.

L'Église Saint-Romain, édifice d'aspect assez atypique est issu de plusieurs campagnes de reconstructions, qui s'étalèrent sur près de huit siècles. Si la première pierre du sanctuaire fut posée au XIIe siècle, celui-ci sera gravement endommagé à la suite d'un incendie, survenu à la fin du Moyen Âge.

L'élément caractéristique de cette église est sa file de coupoles, édifiées en 1901, et laissées apparentes. Avec des travaux supervisés par l'ingénieur Charles Fernand Lasne, construites en mortier de ciment,  elles donnent à l'édifice de faux airs orientaux. 



Édifiée en 1924, cette statue est en calcaire de Thézac, elle rend  hommage à une importante personnalité communale du début du XXe siècle, Mme Minal, décédée en 1917. Celle-ci fut à l'origine d'actions en faveur des démunis, ainsi que pour l'éducation des enfants, et tout particulièrement des jeunes filles.

Elle créa la Fête des Rosières, célébration au cours de laquelle deux jeunes filles jugées méritantes sont mises à l'honneur. Cette tradition se perpétue toujours, chaque deuxième dimanche de juin. La statue située sur le parvis de l'église la représente en costume  traditionnel, un bouquet de fleurs à la main, un jeune enfant accroché aux plis de sa robe.





À voir, une fontaine-lavoir qui fut probablement aménagée au cours du XVIIIe siècle. Elle se compose de deux bassins distincts, entourés de murs de pierre. L'un servait de lavoir, l'autre de bassin pour rouir (macération) le chanvre.
(Lavoir de la Grande Fontaine à 500m au nord du bourg, au bord d'un chemin partant de la rue Claire Fontaine).

LES RENDEZ-VOUS :

1) À 8h30 sous le marronnier sur la place de Pont l'Abbé, devant la mairie.

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2) Entre 9h00 et 9h15 devant l'église de Saint-Romain-de-Benet.

Toutes les photos sont des Mille-Pattes de Saintonge

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