mardi 28 juillet 2009

Des rives du Bruant, au pied du Château de la Roche Courbon

RONDONNÉE LE LONG DU BRUANT, JUSQU'AU PIED DU CHÂTEAU DE LA ROCHE COURBON (commune de Saint Porchaire)...


Dimanche 2 Août, laissons nous conduire au gré de l'imagination des Mille-Pattes de Saintonge pour une petite randonnée sur les rives du Bruant jusqu'au pied du Château de la Roche-Courbon (commune de Saint Porchaire).
- Rendez-vous à 9h00 sous le marronnier place Charles de Gaulle...

CHÂTEAU DE LA ROCHE-COURBON : "qui veut sauver de la mort une forêt, avec son château féodal campé au milieu, une forêt dont personne ne sait plus l'âge... Le Château de la Belle au Bois Dormant..." L'appel de Pierre LOTI dans le figaro du 21 Octobre 1908 fut entendu par un jeune industriel, Paul Chénereau, qui redonna vie au Château de la Roche-Courbon.

LE BRUANT : Nom vernaculaire, groupant pas moins de 197 espèces d'oiseaux passériformes à bec robuste, légèrement recourbé, granivores, au vol rapide et ondulé. Les Bruants habitent les contrées dégagées d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique.

Photo du Bruant ZiZi







Photo du Bruant des roseaux

lundi 27 juillet 2009

La rusée SALICAIRE a colonisée les mottes et les rives de l'Arnoult.

À LA DÉCOUV' VERTE DES PLANTES SAUVAGES DE CHARENTE-MARITIME






LA SALICAIRE, FOISONNANTE, ASTUCIEUSE ET RUSÉE A COLONISÉE LES MOTTES ET LES RIVES DU CANAL DE L'ARNOULT (commune de Pont l'Abbé d'Arnoult).







SALICAIRE COMMUNE - (PURPLE-LOOSESTRIFE) - LYTHRUM SALICARIA


FAMILLE : Lythracées

AUTRES NOMS :
Salicaire commune, herbe aux coliques, lysimaque rouge, salicaire officinale

PROVENANCE :
La famille des Lythracées à laquelle elle se rattache regroupe 22 genres et environs 500 espèces, sous forme d’arbres ou d’herbes, essentiellement tropicales. La Salicaire est cependant une plante d’origine européenne qui admet bien le froid et l’humidité.


HISTOIRE :
En Charente-Maritime, on trouve fréquemment la Salicaire de mai à octobre dans les fossés humides des bords de route, dans les mottes de la vallée de l'Arnoult ou sur les bordures d’étangs. Au Canada, où elle a été introduite au début du 19e siècle comme plante ornementale, elle se serait également retrouvée dans les eaux de lest des navires étrangers
ou encore dans le fourrage et la litière de bétail importé. Elle est devenue très vite envahissante dans les terres de toutes les provinces à tel point que des mesures exceptionnelles d’éradication sont prises par des associations agricoles, des universités et même des industries comme Monsanto. Résistant très bien aux hivers froids (moins 10°), on la trouve jusqu'à 1400 mètres d'altitude, n’ayant aucun prédateur ni aucune maladie, elle prolifère sur les sols acides et humides où elle étouffe la végétation naturelle.

CARACTÉRISTIQUE : La salicaire apprécie un sol humide, jusqu'à 20 centimètres de profondeur d'eau. Elle est une grande plante, atteignant 1 mètre et plus, aisément repérable à ses fleurs rouge violacées, groupées en épis allongés. La tige présente une section carrée, avec des feuilles qui se font face (opposées) en coeur à la base. Les fleurs comptent ordinairement 6 pétales, ce qui est un cas plutôt rare dans la vaste classe des plantes dicotylédones. Parfois en peuplement dense dans les marais fraîchement labourés et les jeunes plantations de peupliers.
Ses graines sont très lourdes, elles ne peuvent pas être disséminées par le vent. Malicieuse, la salicaire a donc rusée avec l'humidité de l'air ambiant, les graines libèrent un mucilage abondant leur permettant de se coller au plumage des oiseaux. Les graines qui ne sont pas englouties par les oiseaux granivores (chardonnerets, les mésanges) prennent la poudre d'escampette.

FLORAISON :
Du mois de Mai au mois d'octobre.

USAGE CULINAIRE
: Les jeunes feuilles peuvent être consommées en salades ou en potages.

PROPRIÉTÉS : Astringent, hémostatique, tonique.

UTILISATIONS : Riche en tanin, la Salicaire a été utilisée en médecine depuis l’antiquité, notamment pour son action hémostatique et antihémorragique, sous forme de compresses de fleurs. Active dans les entérites banales, surtout chez le nourrisson, elle a aussi servi contre la dysenterie et sa forte teneur en fer la rend efficace contre l’anémie. Son utilisation se fait alors sous forme d’infusion de fleurs séchées .

SANTÉ : La salicaire est une plante médicinale. Elle est un puissant antiseptique des muqueuses gastro-intestinales prescrit dans les cas de diarrhées, coliques spasmodiques, entérite.
En infusion, (20 grammes par litre d'eau à raison de 3 tasses/jour).



Photos : jfB

vendredi 24 juillet 2009

À PIEDS JUSQU'AU PIED DU MOULIN ROUGE...

Vendredi 24 Juillet 2009

Les belles histoires au pied du Moulin rouge

Une partie des randonneurs à l'écoute des explications du guide. (Photo Jean-Claude Boinard)
Une partie des randonneurs à l'écoute des explications du guide. (Photo Jean-Claude Boinard)

Le 19 juillet, les Mille-Pattes de Saintonge ont organisé une randonnée avec visite du Moulin rouge de Beurlay. Le départ, 9 heures, comme pour chaque randonnée, a eu lieu sous le marronnier de la place du Général-de-Gaulle à Pont-l'Abbé-d'Arnoult. Comme premier partenaire, le Syndicat d'initiative avait donné les renseignements concernant le déroulement de l'événement et pris les inscriptions pour cette journée.

Après l'accueil hospitalier de Michel Barre, président de l'Association du moulin de Beurlay, l'Adam 17. La visite guidée a été commentée par un guide professionnel. Et les 45 mille-pattes ont fait l'assaut du Moulin rouge de Beurlay. Ce fut une belle journée pour marcher à travers la campagne saintongeaise et notamment dans le Bois des fraises, lieu où, le 12 octobre 1822, un loup enragé avait erré avant de faire des ravages autour de Beurlay.

Cette histoire vraie fut contée au plein milieu des bois par Jean-François Bon. Un apéritif fut servi (offert par le Syndicat d'initiative et les Mille-pattes) avant de reprendre la route en direction de Pont-L'Abbé-d'Arnoult (visite du lavoir et des douves), arrivée vers 13 heures sous le marronnier. Cette randonnée a été un grand succès pour les organisateurs.

dimanche 19 juillet 2009

À l'assaut du MOULIN ROUGE de BEURLAY, non loin de Pont l'Abbé d'Arnoult...


Ce Dimanche (le 19 Juillet) quarante-cinq Mille-Pattes partent en vadrouille à travers la campagne Saintongeaise...

LE MOULIN ROUGE DE BEURLAY










En partenariat avec le Syndicat d'Initiative de Pont l'Abbé d'Arnoult, les Mille-Pattes de Saintonge accèdent au Moulin Rouge de Beurlay vers 10 h15 pour la visite guidée. Accueil hospitalier à leur égard par le Président (Michel BARRE) de l'association du Moulin (ADAM17).





Même pas peur!!! les Mille-Pattes de Saintonge, sur le chemin de Pont l'Abbé à Beurlay, traversant le bois des fraises où le loup enragé avait sévi...
Résumé de cette histoire, contée sur les lieux même du carnage par jfB...


En 1822, la rage est une maladie mortelle contre laquelle la médecine reste impuissante.

LES VICTIMES DU LOUP ENRAGÉ DE BEURLAY

AU DÉBUT DU XIXiéme SIÈCLE, LES LOUPS HANTENT NOS CAMPAGNES, Y FONT DES RAVAGES ET DES VICTIMES.

En octobre 1822, un loup enragé a mis en émoi plusieurs communes des arrondissements de Saintes et de Marennes. L'événement est connu, parce qu'il a été signalé à plusieurs reprises, avec plus ou moins de précision. Le principal témoignage est celui d'un médecin Saintais nommé Magistel, qui a publié un rapport daté du 24 janvier 1823.

Le samedi 12 octobre 1822, par un doux après midi d'automne, un loup enragé sévit dans les environs de Beurlay. Sur les trois heures de l’après-midi, il décime un troupeau de moutons dans la commune de Saint-Thomas-du-Bois. Une heure plus tard, parvenu dans la commune de Beurlay, il attaque deux hommes qui travaillent dans les champs, les nommés Boutin et Bonniot, qui se défendent courageusement comme ils peuvent avec leurs outils. Boutin sort indemne du combat, mais Bonniot est mordu au bras. Vers 17 heures, l'animal rôde toujours sur la commune de Beurlay où il avise les moutons de la famille Aimard, des Papillons, gardés par les deux filles de la maison. Il saisit la plus jeune à la gorge, la traîne sur plus de trente pas, puis déchire presque entièrement la tête de l'aînée. Le père, qui travaille non loin de là, alerté par les cris des filles, se précipite à leur secours et la bête lui fait une ample blessure au bras gauche.

Vers 18 heures, l’animal féroce se signale à la Marboire, petite lieue de distance, dans la commune de Saint-Sulpice. Il se jette sur les moutons des Combaud, gardés par Marie-Madeleine et Marie-Anne. Le chien est lacéré, les filles sont mordues. Pierre Combaud, un enfant de huit ans, arrive pour défendre ses soeurs, suivi du père Combaud, puis d'un voisin, le nommé Georget. Ce dernier, un ancien militaire qui en a vu d'autres, s'est armé d'un levier et il réussit à mettre l'animal en fuite. Cependant tous sont horriblement blessés, plus ou moins gravement.

Une demi-heure plus tard, François Brassaud, le meunier de la Vauzelle, en Saint-Porchaire, chemine avec ses deux mules, dans la même commune de Saint-Sulpice, sur la grand route de Pont l'Abbé, quand le loup le rencontre, en un lieu désert. Ici, le récit de Magistel est si précis que nous ne pouvons mieux faire que de laisser la parole au médecin.

Le médecin : "Les mules font des sauts, ronflent, s'agitent ; Brassaud inquiet regarde de toutes parts, voit un loup qui le suit pas à pas, tapage, s'agite, fait claquer son fouet, pour épouvanter le loup ; l'animal, sans s'émouvoir, suit ; les mules s'agitent davantage ; Brassaud n'en est plus maître, craint de tomber, descend, fait de tout pour faire peur à son ennemi ; le loup l'attaque ; le combat est affreux, dure près de demi-heure ; ils se battent corps à corps ; l'animal, toujours debout sur ses pattes de derrière, le renverse par terre, tantôt l'homme dessous, tantôt le loup, se terrassent l'un et l'autre, se relèvent, se renversent ; enfin le loup terrasse Brassaud, lui engoule la figure ; Brassaud, de ses deux mains, saisit ses deux mâchoires, entrouvre sa gueule, se dégage, se relève ; l'animal, écumant de rage et de fatigue, lâche sa proie, disparaît. L'infortuné Brassaud nage dans son sang ; ses vêtements, en lambeaux, restent sur le champ de bataille ; il se dirige à pied vers sa demeure ; bientôt la faiblesse le force de remonter sur sa mule ; il regagne à peine sa maison".

Ainsi, en moins de trois heures, l'animal a fait dix victimes en quatre attaques. Magistel, qui n'a eu à soigner que les blessés des environs de Beurlay, signale ensuite rapidement que, le lendemain, "dès le matin", le loup a parcouru les communes de Sainte-Gemme, Nancras et le Gua, où il a étranglé ou blessé plusieurs personnes, et qu'il a été tué dans la commune de Sablonceaux.

Quatre sont en effet décédés : Marie-Anne Aimard, âgée de huit ans, Marie-Madeleine Combaud, de vingt-sept ans, Marie-Anne Combaud, de quinze ans, et Pierre Combaud, de huit ans. Des deux hommes, seul Jacques Bonniot survit ; François Brassaud, horriblement atteint, a rendu l'âme le 28 octobre. De six blessés dans l'arrondissement de Marennes, quatre sont décédés. Une femme Loquet, mère de quatre enfants, est morte "sur le lieu", étranglée par le loup. La "femme Burseau", est décédée à Sainte-Gemme.

Source : Journal de l'hôpital de campagne de Beurlay, par le Docteur MAGISTEL (bibliothèque municipale de Saintes-MS68).

Jean-Louis MAGISTEL, docteur en médecine, ex-chirurgien aide-major au 5ième régiment de ligne, né à Cozes (Charente inférieur) le 10 Décembre 1803.

Photos : PM et jfB

samedi 18 juillet 2009

Quand PIPELÉ (commune de Pont l'Abbé) fait parler de lui...

PIPELÉ n'est pas le berceau des PIPELETTES (bavardes en patois Saintongeais), PIPELÉ n'est seulement qu'un petit hameau (environ 30 habitants) de la commune de PONT L'ABBÉ D'ARNOULT, situé sur la rive droite du canal de l'Arnoult, dans les mottes*.
PIPELÉ compte pas moins de deux moulins (privés), un four à pain (privé), une grotte d'environ 100 mètres de longueur (sur terrain privé), deux ponts (pont de Pipelé et pont de l'Usine) et les vestiges d'une ancienne usine d'électricité (également sur propriété privée).

* Les mottes : Dépôts de sédiments et de matières organiques.

L' Arnoult est une rivière qui prend sa source à quelques kilomètres au Sud Ouest de Saintes, au lieu-dit « La Fontaine de Révillés », à une altitude de 35 mètres, sur la commune de Rétaud. Plusieurs sources latérales alimentent l'Arnoult, qui prend son caractère d'écoulement permanent en aval de Rétaud. Lorsqu'il passe de la région des collines à celle des marais, il se transforme en un canal nommé « canal de Pont l'Abbé d'Arnoult » et se jette dans le canal de la Seudre à la Charente.

Dénivelé du canal de l'Arnoult : 10 mètres.

Le canal de l'Arnoult était un ancien bras de mer, qui s'étend aujourd'hui, sur une quarantaine de kilomètres où se sont accumulés sédiments et matières organiques. La vallée de l'Arnoult est célèbre pour ses cultures maraîchères en particulier la célèbre mojhette de Pont l'Abbé d'Arnoult. Ce haricot également appelé « rognon de Pont l'Abbé d'Arnoult » est particulièrement apprécié pour ses qualités gustatives.

À consommer, sec ou frais.

jeudi 16 juillet 2009

Dans la vallée de l'Arnoult, les Mottes, formidable nursery pour LA CONSOUDE (consound).

À LA DÉCOUV' VERTE DES PLANTES SAUVAGES DE CHARENTE-MARITIME






Les Mottes de la vallée de l'Arnoult en Charente-Maritime, (entre Pont l'Abbé et Saint Sulpice) sont un endroit privilégié à la prolifération de LA CONSOUDE...

La GRANDE CONSOUDE ( Symphytum officinale) est une plante de friches et de lisières humides, contre-indiquée chez les femmes enceintes.


Famille : Borraginacées.
Autres noms : Grande consoude, consoude officinale, l'herbe à la coupure.
Provenance : Europe (excepté le bassin méditerranéen), Amérique du Nord et Asie.
Histoire : La liste des composants de la Consoude ayant des effets thérapeutique est sans équivalent, et on fabrique depuis toujours, à partir des racines, des feuilles et des pousses, des pommades ou des onguents d'un grand secours en cas de fractures, de coups et de blessures à la cicatrisation difficile. Les feuilles et les tiges de la Consoude qui pousse dans les prés humides, les rives et les pairies peuvent être en outre utilisées en cuisine comme condiment, salade ou légumes : un véritable "homme-orchestre". Il n'est donc pas étonnant que Charlemagne ait expressément recommandé la culture de cette plante dans son décret sur l'agriculture.
Caractéristiques : Plante herbacée buissonnante mesurant entre 50/100 cm ; larges feuilles lancéolées et velues (petits poils dressés à la façon d'une barbe mal rasée) ; en cymes, grappes retombantes de fleurs violet clair, pourpre ou blanc crème mesurant 1 à 2 cm, en forme de clochettes.
Floraison : Mai-Août.
Composants : Allantoïne, tannins, mucilage, acide silicique, amidon, inuline, vitamines B et traces d'huiles essentielles.
Propriétés : Stimule la cicatrisation, anti-inflammatoire, astringente, calme les irritations cutanées. Goût frais.
Utilisation : On déterre les racines en avril avant l'apparition des bourgeons ou en septembre après la floraison car c'est alors que la teneur en allantoïne est la plus élevée ; ensuite elles sont coupées en deux et séchées. Les jeunes feuilles peuvent être déshydratées. Pour une utilisation médicale, on cueille les pousses durant la floraison.
Usage culinaire : La Consoude est comparativement peu connue comme condiment ou légume. Surtout, on ne doit pas trop en manger car on a fait un lien entre cette plante et des problèmes hépatiques ainsi que des tumeurs. Consommée la consoude sans abus, tiges cuites font toutefois un légume goûteux ressemblant aux asperges. Les jeunes feuilles se cuisinent comme des épinards, les tétragones ou peuvent relever une salade.
Santé : Les feuilles, les rameaux fleuris et la racine sont riches en allantoïne, une protéine aidant la croissance des os, des cartilages, de l'épiderme et des muscles. L'herbe écrasée ou un onguent fait à partir de la poudre de racine moulue sont appliqués en cataplasme sur les petites fractures qu'on ne plâtre pas, sur les plaies qui cicatrisent mal, sur les psoriasis, les eczémas ou les hémorroïdes. La Consoude améliore également les tendinites, les périostites et les bursites. Une décoction d'huile de tiges fleuries soulage les entorses, les coups et les douleurs arthitiques. Une infusion de feuilles ou de racines aide en cas de rhume et d'estomac irrité.


PHOTOS : jfB

dimanche 12 juillet 2009

L'ANETH (Fennel) et le MACHAON, une vraie histoire d'Amour...

À LA DÉCOUV' VERTE DES PLANTES SAUVAGES DE CHARENTE-MARITIME



L'Aneth (Fenouil sauvage) est une espèce commune en Charente-Maritime, dans les friches plus ou moins récentes, où le sol a été remué, mais aussi en bordure de parcelles cultivées...


Famille : Ombellifères.
Autres noms : Aneth odorant, fenouil bâtard, fenouil puant, faux anis.
Provenance : Perse, Inde, aujourd'hui dans le monde entier mais surtout cultivé en Scandinavie, en Grande-Bretagne et en Europe de l'Est.
Histoire : L'aneth, originaire d'Asie Mineure, était déjà utilisé comme plante médicinale par les anciens Égyptiens. Il était parfois utilisé à la place du cumin. Des écrits de l' Antiquité indiquent que l'aneth était déjà connu dans les temps anciens comme une plante aromatique et médicinale. Dans les arènes romaines, les gladiateurs utilisaient l'aneth pour ses propriétés antispasmodiques en mettant de l'huile d'aneth sur leur corps avant les combats.
Caractéristiques : Annuel, droit, peu ramifié, atteignant 2 mètres de hauteur, souvent délavées de jaune au niveau des noeuds ; les feuilles plusieurs fois bipennées ; les fleurs forment une large ombelle jaune, aplatie sur le dessus, à 15/20 rayons, et portée par un long pédicelle.
En automne, il est fréquent d'observer des chenilles colorées de taches rouge orangé, ce sont celles du MACHAON, dont c'est l'une des plantes hôtes régulières.
Floraison : Juin/Septembre.
Composants : Huiles essentielles composées principalement de carvone dans les fruits, et de carvone et de phellandrène dans les fanes. Vitamines C et huiles grasses.
Propriétés : Stimule l'appétit et la digestion, évite les ballonnements, antispasmodique, galactogène. L'herbe a un goût très frais et les grines rappellent un peu le carvi.
Utilisation : Les feuilles d' aneth, qui ont une croissance rapide, peuvent être coupées toute l'année jusqu'aux premières gelées. On cueille les fleurs au début de la floraison et les graines lors du jaunissement à l'automne.
Usage culinaire : Les fines feuilles sont principalement utilisées comme aromates ; fraîches, elles contiennent beaucoup de vitamine C. L'aneth se marie particulièrement bien avec les légumes et les salades, et plus spécialement avec les concombres, les betteraves rouges et les carottes. En outre, il apporte une touche raffinée aux soupes, viandes hachées, fromage blanc et les oeufs ; il accompagne également très bien les marinades de poisson. Séché, il perd rapidement son arôme. Pour les conserves (ex: cornichons à l'aneth) et pour aromatiser le vinaigre, il faut utiliser la branche dans sa totalité, y compris les fleurs et les graines. L'huile d'aneth, produite à partir des graines, est utilisée pour la fabrication de liqueurs.
Santé : Les effets de l'Aneth sont proches de ceux du Carvi, de l'Anis et du Fenouil. En phytothérapie, on utilise une décoction de brins frais, ou plus souvent des graines séchées et moulues.

Mâcher des feuilles fraîches ou des graines aide à lutter contre la mauvaise haleine.


Le machaon (Papilio machaon Linaeus 1758), appelée également grand porte-queue, est un insecte lépidoptère de la famille des papilionidés.

Il est présent dans toute l'Europe mais semble se raréfier en Europe centrale.

Cette espèce possède une vaste aire de répartition couvrant pratiquement tout l'hémisphère nord tempéré. Plus de cent sous-espèces ont été décrites.

  • Envergure : jusqu’à 90 mm.
  • Période de vol : mars à fin septembre, de une à trois générations en fonction de la latitude.
  • Habitat : prairies fleuries, au moins jusqu'à 1 800 m.
  • Plantes-hôtes : fenouil, diverses ombellifères, Citrus.
  • Une ou deux, voire trois générations par an selon les régions. les œufs sont pondus isolément (mai-juin; fin de l'été) sur les feuilles de la plante nourricière (ombellifères, régulièrement dans les feuilles de carottes et d' aneth (fenouil) dans les jardins sans insecticides). L'éclosion s'effectue environ une semaine après la ponte. Le développement larvaire dure environ un mois. Les chenilles ont une activité diurne (qui n'est actif que pendant la journée). Quand on les inquiète, elles font saillir leur osmeterium orangé (glande odorante qui éloigne les prédateurs). Les chrysalides sont entourées d'une ceinture de soie. Selon les saisons, le stade nymphal dure trois semaines ou tout l'hiver. Les imagos (stade adulte chez les insectes) qui hivernent, peuvent s'observer de mars à septembre.
    Le machaon est friand d'une plante, l'Asclepias contenant des molécules toxiques pour les prédateurs et les oiseaux.
  • photos et illustrations : http://www.visoterra.com/voyage-l-etang-des-loups-de-brenod/machaon.html

samedi 11 juillet 2009

ARPENTER LA SAINTONGE DE LONG EN LARGE AVEC LES MILLE-PATTES ...


La Saintonge, ancienne province (historique de France) aux limites à géométrie variable...


La Saintonge (en saintongeais Saintonghe, le g est expiré) est une ancienne province dont les limites ont plusieurs fois varié avec le temps. Évoluant selon les époques entre l'Aquitaine, le Poitou et l'Anjou (durant le premier Moyen Âge), elle est ensuite l'objet de longues disputes entre deux domaines royaux, (les capétiens et les plantagenêts). D'où des luttes incessantes entre 1152 et 1451. La Saintonge apparaît ainsi comme une terre de frontière, ses seigneurs hésitant souvent entre l'attachement anglo-aquitain et le lien avec Paris. Tout montre que l'attachement anglo-aquitain y a été dominant jusque vers la moitié du XIVe siècle (en dépit du traité de Brétigny qui rattache la province aux Anglo-Aquitains). À partir de ces années, les erreurs de conduite du comte de Derby (chevauchée de 1346) puis du Prince Noir tendent à retourner l'opinion vers Paris duché d'Aquitaine.

Elle est aujourd'hui à cheval sur cinq départements, la Charente-Maritime exceptée sa partie nord l'Aunis, la moitié ouest de la Charente (les cantons des terres chaudes, canton de Cognac-Nord, canton de Cognac-Sud, Jarnac, Châteauneuf...), le nord Gironde, appelé Pays Gabaye et le sud Deux-Sèvres, elle montait aux portes de Niort et au sud Vendée, elle comportait une partie du Marais Poitevin.

Le saintongeais est devenu officiellement Langue régionale de France en 2007 dans le cadre de la langue d'oïl* .
Le saintongeais est une langue attestée depuis huit siècles et toujours vivante.

*Langue d'OÏL : Ensemble des dialectes romans parlés dans le Nord de la France, qu'on oppose aux dialectes du Sud (langue d'oc). On pouvait distinguer quatre dialectes principaux : Le Normand, le Picard, le Bourguignon et le Francien (ou Français), ce dernier s'est imposé.

LES ARMOIRIES : Trois fleurs de lys jaunes, une mitre blanche au centre sur fond bleu.

vendredi 10 juillet 2009

LE MOULIN ROUGE (de Beurlay, canton de Saint Porchaire).

Amies marcheuses, amis marcheurs ! pensez d'aller vous faire inscrire au Syndicat d'Initiative de Pont l'Abbé d'Arnoult pour la randonnée/visite du Dimanche 19 Juillet 09.
Raison : Organisation des visites...
Rappels : Rendez-vous à 8h30 sous le marronnier. La rando, 12 kms aller/retour seulement. Prévoir (minimum 1 Euro pour l'association du Moulin Rouge)...
- Peut-être auront-ils de la farine à vendre ?

Syndicat d'Initiative : si.pont.labbe.darnoult@wanadoo.fr / le tél : 05 46 74 57 85

jeudi 9 juillet 2009

L'AIL DES OURS (Bear's Garlic), ou L'AIL DES BOIS remarquable ami des gastronomes...


À LA DÉCOUV' VERTE DES PLANTES SAUVAGES DE CHARENTE-MARITIME



PHOTO : jfB lors de la randonnée

Lors d'une randonnée (le Dimanche 3 Mai 2009) à SAINT BRIS-DES-BOIS (17), dans un sentier le long du cours d'eau (LE CORAN) nous avons eu la chance et le privilège de découvrir une impressionnante étendue d'AIL DES OURS fleurie...

- Quelques mots sur l'ail des ours (ail des bois) abondant en Charente-Maritime :

FAMILLE : Liliacées
AUTRES NOMS :Ail sauvage, ail des bois, ail à larges feuilles, ail pétiolé, ciboulette des ours, raillolette...
PROVENANCE : Pousse à l'état sauvage dans les forêts d'europe centrale.
HISTOIRE : L'ail des ours, utilisé plutôt dans les cuisines régionales, a de plus en plus d'adeptes ces dernières années. Même dans la cuisine gastronomique, on apprécie aujourd'hui l'arôme subtil de l'ail sauvage...
CARACTÉRISTIQUES : Plante bulbeuse vivace, mesurant environ (de 20 à 40 cm) de hauteur. Feuilles ressemblant à celles du muguet. Fleurs blanches étoilées sur des tiges ombelliformes. Récolte après la floraison.
FLORAISON : D'avril à Juin.
PROPRIÉTÉS : Stimule l'appétit, aide à la digestion, apporte du fer. Léger parfum d'oignon.
UTILISATION : L'ail des ours est un parent sauvage de l'oignon, du poireau et de l'ail. Souvent confondu avec le muguet, toxique quant à lui, il recouvre les sols de nos forêts d'une mer de feuilles et de fleurs au printemps de façon caractéristique, une forte odeur d'ail envahit alors les sous bois. On peut utiliser les feuilles et les bulbes. Les feuilles sont récoltées avant la floraison et les petits oignons à l'automne.
USAGE CULINAIRE : Les feuilles et les bulbes peuvent être utilisés comme l'ail et se marient bien avec les salades, les pot-au-feu, les soupes ou le fromage blanc. Crus, il faut plutôt utiliser les feuilles et les bulbes avec parcimonie en raison de leur goût intense ; cuits, ils sont nettement plus doux. vu que l'arôme, en particulier celui des feuilles, souffre d'une forte chaleur, on l'ajoute au plat juste avant de servir. Bien connu des fins gourmet, l'ail des ours s'est vu attribuer, par un chef étoilé au Michelin, des qualités supérieures à celles de l'ail cultivé.
SANTÉ : L'ail sauvage, comme ses parents issus des cultures, possède un effet dépuratif, hypotenseur et prévient l'artériosclérose. Les feuilles d'ail des bois aident en outre la digestion, sont légèrement antiseptiques et stimulent l'appétit.
Toujours utiliser des feuilles fraîches, car séchées elles perdent beaucoup de leur arôme.

dimanche 5 juillet 2009

CHAMPAGNE (17620) , canton de Saint Agnant visite de la fuie (colombier) cylindrique du domaine du BOUIL à proximité de PONT LABBÉ (17).


Fin de balade (3 heures) aux environs de Champagne. Une partie du groupe franchissant le Porche (XVIIIè) du Domaine du Bouil, à l'assaut des derniers kilomètres d'un circuit plein d'intérêts pour ceux qui aiment la nature et la découverte.
Après l'église de Champagne, la Fontaine Charlemagne, celle du Domaine du Bouil avec son Pigeonnier et son four à chaux*...



Pigeon en plomb de 7 kilos trônant au dessus de la porte d'entrée du pigeonnier du Domaine du BOUIL.
Le groupe contemplant le pigeon en plomb après la visite du pigeonnier (fuie d'environ 1500 nichoirs), un boulin rotatif permettait de visiter les nids et d'attraper les pigeonneaux...
En premier plan sur la photo, notre guide Mr Clochard, propriétaire d'une partie du domaine.

* CHAUX : Oxyde de calcium résultant de la calcination de calcaire faiblement argileux, qui, additionné d'eau, forme une pâte durcissant lentement à l'air et servant de liant dans les ouvrages de maçonnerie.

Photos : PM

vendredi 3 juillet 2009

CHAMPAGNE !!! SANS BULLE ET SANS COUPE...

Dimanche ce sera aux alentours de CHAMPAGNE, sans bulle et sans coupe (aux pieds) ! Mais avec des crampons... Après Trizay, Pont l'Abbé d'Arnoult et Saint Sulpice d'Arnoult, les Mille-Pattes de Saintonge partent en virée pédestre tout autour de Champagne, avec arrêt à l'ÉGLISE, à la FONTAINE CHARLEMAGNE et au BOUIL de CHAMPAGNE (17)...

Départ dimanche matin à 9h00 de Pont l'Abbé d'Arnoult (sous le marronnier).

mercredi 1 juillet 2009

LIGUE POUR LA PROTECTION DES OISEAUX...

UNE NUÉE D'ÉLUS DANS LES NOUVEAUX LOCAUX

IL Y AVAIT DU BEAU MONDE VENDREDI 19 JUIN AU SIÈGE DE LA LIGUE POUR LA PROTECTION DES OISEAUX À ROCHEFORT POUR L'INAUGURATION DE SES NOUVEAUX LOCAUX SUR LE SITE DES ANCIENNES FONDERIES ROYALES.
Votre association (LES MILLE-PATTES DE SAINTONGE) était présente.
LES ÉLUS DE TOUS HORIZON ONT COUPÉ LE RUBAN BLEU BLANC ROUGE À L'AIDE DE CISEAUX COLORÉS EN FORME D'OISEAUX.