dimanche 17 juillet 2011

RIOUX en Charente-Maritime



RIOUX


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Randonnée du Dimanche 17 Juillet 2011.

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Circuit de 12 km, sur la commune de Rioux en "Charente-Maritime",
à majorité dans la campagne, les bois et les vignes.


D'ailleurs en parlant de vignes,
le saviez-vous ?


Selon la légende, le pineau des Charentes est le fruit d'un pur hasard, il a été créé par un vigneron charentais, Monsieur Pineau, en 1589. L'homme versa par erreur du moût de raisin dans une barrique qui contenait de l'eau de vie de cognac. Lorsque la barrique fut ouverte quelques années plus tard, le pineau des Charentes était né.

Le pineau étant une mistelle, il correspond à une des définitions de prémix (le mélange d'un distilla avec du jus de fruit).



Départ du petit groupe, du marronnier sur la place de Pont l'Abbé d'Arnoult
à
9h00


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Les habitants de Rioux sont des Rioutais et Rioutaises

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L'Église Notre-Dame-de-Rioux
(Charente-Maritime)

Photos de l'église de Rioux en Charente-Maritime

(Photos : jean-François BON)

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Orientée à l’Est, en direction de JÉRUSALEM, l’église a été construite au XIIème siècle par sa population : les riches seigneurs donnent leur argent, les pierres qui viennent des carrières de THÉNAC et le bois de charpente : les pauvres gens s’attachent aux chariots et participent aux travaux, gagnant ainsi le Ciel !

Elle a été construite sur les bases d’une vieille église datant du IXème siècle, dont les traces apparaissent en partie sur les murs du côté gauche en entrant dans l’édifice. En effet, la taille des pierres est plus grossière et contraste avec celle des pierres qui les surmontent de type plutôt rectangulaire et uniforme.

Les traces de l’ancienne église apparaissent également dans le sanctuaire, il paraît que les pèlerins de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE ont aidé les habitants à construire cette église. Ils venaient du Nord-est de la France, de Belgique ou d’Allemagne, ils passaient par TOURS où ils vénéraient le tombeau de Saint Martin, par POITIERS, avec le tombeau de Saint Hilaire et de Sainte Radegonde, par SAINT JEAN D’ANGELY avec le chef de Saint Jean Baptiste qui fut rapporté par des religieux de JERUSALEM, par SAINTES, tombeau de SAINT EUTROPE. Arrivés à SAINTES, les pèlerins prenaient ou la route de terre par PONS et BORDEAUX ou la route maritime par TALMONT où ils s’embarquaient.

Les différentes parties de la construction de l’église ne datent pas de la même période.

L’archivolte, la nef, l’abside, datent de la première moitié du XIIème siècle (1100-1150). Une chapelle datant de la deuxième moitié du XIIème siècle se situe sur le mur latéral Sud, à la hauteur du chœur. Une partie de la chapelle datant de la première partie du XVème siècle se situe sur le mur latéral Nord et à été construite pour les seigneurs de RIOUX. Une autre partie de la chapelle datant de la deuxième partie du XVème siècle continue la chapelle précédente et fût également construite pour les seigneurs de RIOUX.

Au XVème siècle, le clocher situé au-dessus de la croisée s’effondra. On surbaissa la voûte en berceau brisé de 1,20m et on la transforma en berceau. On construit à cette même époque le nouveau clocher au-dessus de la façade en coupant la travée de la nef.

En 1970, les voûtes en berceau furent refaites en berceaux brisés, sauf celle qui se trouve au-dessus de la croisée du transept.

Ainsi, lorsqu’on entre dans l’église, on aperçoit deux types de voûte.

La voûte en berceau brisé du XIIème et la voûte en berceau du XVème qui apparaît seulement au-dessus de la croisée du transept. La présence des piliers indique l’emplacement de l’ancien clocher.



Intérieur de l'église de Rioux



Ancien mécanisme de l'horloge du clocher de l'église de Rioux.



Marché couvert "Halles de Rioux", de type médiéval.

Ce fut à Jean 1er de BEAULONT, que le Prince de GALLES, Duc de GUYENNE et Comte de SAINTONGE, concéda les foires de RIOUX , le 27 avril 1473.

Vers 1500, il y avait surtout des marchands de draps.

En 1768, elles furent saccagées, presque tous les bancs de pierre et de bois, au nombre de 38, jetés à terre et cassés.

Les coupables furent condamnés par moitié à Michel GAUTRET, qui avait acquis en 1786 le château de RIOUX et le domaine en dépendant.

La famille GAUTRET devint seule propriétaire et voulut les démolir. Elle ne pouvait rien obtenir des marchands les jours de foire.

La municipalité s’y opposa.

Les choses en restèrent là,

et en 1819,

les frères GAUTRET vendirent les Halles à la commune pour 2400 Francs.

En 1868, elles furent recouvertes entièrement.

Depuis, l’ancienne construction a été remplacée par une autre charpente, édifiée en 1880 sur le même lieu par Monsieur RICHARD, charpentier à RIOUX.

La dépense s’éleva à 2152 Francs.

Aujourd’hui, les foires de RIOUX sont un peu oubliées.



Calvaire sur le parcours, à la sortie du village de Rioux
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(Croix Hosannière, vers le XVe siècle)
Cette croix à quatre lobes surmonte une colonne polylobée d'environ cinq mètres reposant sur un socle à quatre degrés. Ce dernier peut recevoir un pupitre sur lequel le célébrant place son missel lors de la station de la procession du dimanche des Rameaux pour chanter HOSANNA.
Son emplacement actuel n'est pas celui d'origine, car il fallait pouvoir se rassembler nombreux autour.



Pigeonnier à l'entrée du village.



Une partie des forces vives des Mille-Pattes, en goguette au village
de
Les Brousses.


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La reconnaissance du parcours s'est terminée mercredi vers midi,

par la dégustation d'un excellent boudin noir dans la
"Boucherie-Charcuterie"
face à l'église.

"Une bonne adresse à retenir"


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Photos : jfB

dimanche 3 juillet 2011

SAINT-GEORGES-DES-CÔTEAUX en CHARENTE-MARITIME



Dimanche 3 Juillet 2011,

les Mille-Pattes de Saintonge ont proposé une randonnée de 12 km sur la commune résidentielle
de la première couronne péri-urbaine de Saintes,

Saint-Georges-des-Côteaux.

"Circuit des gîtes"



Départ à 9h00 du marronnier sur la place de Pont l'Abbé d'Arnoult.

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Le finage communal d'une étendue de 1923 hectares occupe un site de plateau calcaire du crétacé dont l'altimétrie moyenne est de 47 m dans laquelle varient deux valeurs extrêmes avec une altitude minimum à 13 mètres et une maximum à 81 mètres, cette dernière correspondant au site du bois de Mongré, coteau boisé presqu' en bordure de la commune voisine d' Écurat. Le site même du noyau urbain est à 55 mètres correspondant plus précisément à celui de la mairie.

La commune n'a pas de rivière proprement dite, ni de source, elle occupe le site d'un plateau entrecoupé de vallons secs lui donnant un aspect de relief vallonné dont l'horizon est limité par de nombreux bois à l'est tandis qu'à l'ouest une campagne ouverte de type openfield laisse découvrir un riche terroir à céréales qui, autrefois, était parsemé de nombreux moulins et dont il n'en reste plus de traces que dans la toponymie des nombreux écarts et hameaux de la commune.

Le gentilé : Saint-Georgeais/Saint-Georgeaises.



L'église Saint-Georges


Bâtie autour d'un édifice roman du XIIe siècle, cette église a été énormément remaniée entre le XIIe et le XVe siècle.

L'abside du XIIIe siècle n'a sûrement jamais été voutée.

Son clocher de style gothique ainsi que le portail occidental datent du XVe siècle et donnent à l'église un aspect plutôt composite.

Le clocher servit de tour de guet aux Anglais durant la guerre de Cent Ans.

L'église est classée Monument Historique depuis 1909.

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Randonnée ensoleillée...




Photos : jfB