Projet pour le Printemps
"Randonnée de Saint-Martin à Souhe traversant le marais par le chemin des saloches"
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Saint Martin du Gua, ce village fut également une ancienne paroisse, rattachée au Gua au moment de la Révolution. Tout comme Dercie, ce village comportait jadis un logis noble et une église. Vendue comme bien national à la Révolution, celle-ci n'existe plus aujourd'hui. Le village, aux portes des marais, est parcouru de ruelles bordées de maisons traditionnelles. L'une d'elles est célèbre pour avoir été la maison natale du contre-amiral Renaudin.
Dans les marais avoisinants, il est possible de voir de curieuses constructions au toit conique : on les appelle des saloches, gabirottes ou tourettes. Leur superficie au sol dépasse rarement les deux mètres carrés, leur taille n'est jamais supérieure à 1,60 m. L'affectation de ces édifices est encore méconnue : si certains y voient des abris destinés au gabelous - les douaniers chargés de prélever l'impôt sur le sel, la gabelle - d'autres y voient une forme de poulaillers spécifique à cette région de Saintonge.
Un moulin à vent récemment restauré se dresse également dans ce village.
Le village de Saint-Martin est aussi connu pour l'ancien commerce (épicerie) qui était dans la maison la plus haute du village, un commerce familial qui appartenait à la famille Pain, qui a fermé ses portes dans les années 1980.
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Dans ses marais, vous pourrez découvrir par endroit, des petits abris en pierre qu'on appelle des saloches, des tourettes ou des gabirottes. Construites en moellons, de forme conique et de petites tailles. Elles se trouvaient le plus souvent sur les bosses de marais salants. Datant de la fin du 16e siècle, ces petits abris servaient probablement aux gabelous, ces douaniers qui surveillaient le chargement du sel.
Certaines d'entre-elles ont probablement était réemployées par la suite en poulailler.
Subsiste également un vaste bâtiment daté de 1860 et qui fut la première école communale du Gua. Aujourd'hui transformée en maison d'habitation, elle conserve un préau couvert d'une charpente en bois et muni d'un banc en pierre. La cloche qui servait autrefois à annoncer le début des cours est toujours en place.
À proximité se trouve l'ancien temple, dont la construction débuta en 1830. Il demeura en activité jusque dans les années 1950, puis, délaissé par les fidèles, il tomba peu à peu en ruine.
Le Journal d'un instituteur alsacien de Philippe Husser (Hachette, 1989) nous donne des renseignements intéressants sur la vie à Souhe au début des années 1920. Venu voir à l'été 1923 les parents de ses deux gendres charentais, il observe et note les différences avec l'Alsace. « Les marais, écrit-il, constituent une véritable curiosité... », « Ici le vin est à discrétion », « Les habitants du petit pays ne sont pas des partisans de l'heure nouvelle », « La population comprend le français mais parle un patois incompréhensible aux gens comme nous », « Leur cuisine aussi est différente de la nôtre. Ils ne connaissent pas les mets à base de farine, telles les pâtes ». Protestant au milieu de protestants il se sent chez lui : « Il s'agit de paysans semblables à ceux de chez nous. Quelques-uns ressemblent même à des types de chez nous. » Et la conclusion est nette : « Nous avons trouvé des gens raisonnables, sérieux et laborieux. »
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LES RENDEZ-VOUS :
1) À 8h30 sous le marronnier sur la place de Pont l'Abbé d'Arnoult, devant la mairie.
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2) Vers 9h00 dans une saloche...
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