dimanche 2 septembre 2012

LE MARAIS POITEVIN (VENISE VERTE)



Les Mille-Pattes de Saintonge
s'immergent dans le Marais Poitevin
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 Journée au coeur de la Venise Verte pour 23
 MILLE-PATTES
 Dimanche 2 Septembre 2012

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Au programme :

1) Le matin : Randonnée pédestre de 12,800 km à travers le marais, accompagné de deux animateurs.
2) Repas : Repas sous forme de pique-nique proche de l'embarcadère de La Repentie.
(Salade de pommes de terre - Rôti de porc - Chips - Fromage - Pomme - Eau -
Vin rosé Charentais et Café).
3) L'Après-midi : 15h30, promenade guidée et commentée d'1h30 en barque sur les canaux qui constituent l'essentiel de La Venise Verte.
4) Goûter : Brioche, tourteau fromager et jus de pommes.



Le départ fut donné de Pont l'Abbé d'Arnoult à 9h00
(sous le marronnier, face à l'église Saint-Pierre)






"ÉGLISE SAINT-PIERRE DE PONT L'ABBÉ D'ARNOULT"

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Un peu d’histoire sur le marais...
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Le Marais Poitevin, ancien golfe du Poitou, s’étend sur 96 000 hectares entre l’océan et les plaines de Vendée, de Niort et d’Aunis.
Lieu de pêche et de culture dès le
Néolithique, cette immense baie maritime
est progressivement comblée par un dépôt
d’alluvions. Dès le Xe siècle, les moines
des grandes abbayes entament les
premiers travaux. L’ingénieur hollandais
Humphrey Bradley, nommé par Henri IV
est un des grands artisans de
l’aménagement des marais. Cependant,
les marais mouillés sont vraiment organisés à partir du Premier Empire et durant tout
le XIXe siècle. Fossés, conches et rigoles sont alors creusés par les propriétaires
terriens regroupés en syndicats de Marais. Écluses et barrages concluent un
dispositif nouveau qui permet, à présent de maintenir au mieux les niveaux d’eau
toute l’année. Fruit de laborieux travaux, ce patrimoine nécessite un entretien
permanent.
La Venise Verte est d’une richesse
incroyable en espèces de poissons. Longtemps
considérée comme moyen de subsistance, la pêche
traditionnelle s’apparente à un véritable art de vivre.
Carpes, tanches, sandres, brochets et anguilles
font partie intégrante des plaisirs de la table.
Durant votre séjour, vous apercevrez peut-être,
selon le cycle des saisons, les hérons cendrés ou
pourprés, les pluviers, les barges ou les courlis, les
cygnes et les bécassines, les milliers de vanneaux
huppés posés dans les prés, les centaines d’oies revenant
d’Espagne  et peut-être, avec beaucoup de chance, un
faucon  pèlerin ou des empreintes de loutre.
Dans la chaleur de l’été, les lentilles d’eau forment, à la surface de
l’eau un véritable tapis émeraude. Un peu partout poussent les rouches et
les nénuphars. On trouve aussi des dizaines de plantes aux propriétés
médicinales ou domestiques comme l’angélique (que l’on peut déguster
confite ou en liqueur), la bardane, la consoude officinale, la guimauve,
l’iris jaune, la salicaire, la spirée ou reine des prés.




 
 

Embarcadère de La Garette.





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LE JEUNE CANARD COLVERT

Fichier:Anas platyrhynchos male female quadrat.jpg

Le canard colvert est appelé également canard malard ou "tête-verte". Les battements d'ailes sont étroits et très rapides, la tête et le cou sont tendus vers l'avant. Le canard colvert est le plus commun et le plus répandu des canards sauvages. Peu farouche, il est facilement observable. Les poussins, surveillés par leur mère, sont capables de voler dès deux mois.
Envergure, jusqu’à un mètre.
Vitesse 50 km/h
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Femelle ou mâle, même plumage jusqu’à l’âge adulte.
Pour les différencier, la jeune femelle a le bec brun, celui du jeune mâle est jaunâtre ou verdâtre.
Mâle, femelle et juvénile disposent d'un miroir iridescent bleu-violet bordé de barres blanches sur les ailes. La tête des canetons est plus orangée avec une calotte, le dos, une barre sur l'œil et la face dorsale des ailes « bruns foncés », le poitrail blanc.
Le colvert peut vivre jusqu'à 29 ans, mais vit en moyenne 5 ans « moins si mauvaises rencontres ».
Comme les autres canards, le colvert cancane, caquète ou nasille. Le cri de la femelle est bruyant et rauque, celui du mâle plus doux… « sans commentaire ».
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Étant l'une des espèces les plus chassées, il est aussi l'une des plus sensibles à l’intoxication saturnine par l'ingestion de billes de plomb de chasse. Ces grenailles toxiques sont interdites en France ainsi qu’en Amérique du Nord pour les Gibiers d’eau.



On enflamme les bulles de méthane qui proviennent de la fermentation des végétaux au fond du fossé pendant l'hiver... et voilà le résultat !

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Retour de cette formidable journée, aux alentours de 19h00/19h30







Photos : YB/jfB







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